Une petite vie de Saint Guérin
Guérin naît vers 1065 à Mousson (aujourd'hui Pont-à-Mousson,
Meurthe-et-Moselle).
Il est probablement issu de la famille des châtelains du lieu, connue pour ses
libéralités à l'endroit de l'abbaye de Molesme où le jeune Guérin entre avant
1085. Il côtoie Robert de Molesme, Aubri et Etienne Harding, les trois futurs
fondateurs de Cîteaux.
Afin de mener une vie spirituelle plus étroitement conforme à la Règle de saint
Benoît, il quitte vers 1094 son abbaye pour fonder une cella à Aulps dont
il est élu abbé entre 1110 et 1113. L'évêque de Genève lui cède l'église
paroissiale de Saint-Cergues (1113) et il obtient du pape Calixte II une
bulle confirmant la liberté d'élection abbatiale (1119). Guérin aurait aussi
reçu une propriété à Hautecombe (1121). Il participe avec de nombreux autres
prélats de la région à l'accord de Seyssel entre l'évêque et le comte de Genève
(1124). En 1131, il obtient une donation pour les moines de Bonmont. Sous la
pression de Bernard de Clairvaux, dont il reçoit deux lettres (CCLVI et
CLXXXII), Guérin fait passer Aulps à l'ordre cistercien en 1136. Guérin est élevé à l’épiscopat de Sion au début de l'année
1138. Il mène une intense activité politique contre les prétentions de la
famille d'Allinges (1138), du comte de Savoie Amédée III (1141-1143) et
achève la réforme canoniale des chanoines d'Agaune.
Guérin serait mort à Aulps un 6 janvier (tradition cistercienne) ou un 27 août
(nécrologes de Sion et Abondance) entre 1150 et 1159, au terme d'un
séjour prolongé et après avoir résigné sa charge épiscopale.
Saint Guérin dans la paroisse cliquez sur les photos pour les agrandir.

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